Aurélien Bernier : « Il est possible et nécessaire de démondialiser, décroître et coopérer »

Entretien publié initialement sur le site du Comptoir le 16 novembre 2016

Aurélien Bernier collabore régulièrement au Monde Diplomatique. Se revendiquant de la démondialisation, il est auteur de nombreux ouvrages et spécialiste des questions politiques gravitant autour de l’écologie. À l’occasion de la sortie de son essai « La démondialisation ou le chaos » aux éditions Utopia, il nous a accordé un entretien au cours duquel on a pu discuter du programme qu’une gauche radicale digne de ce nom pourrait défendre. Au menu : démondialisation, sortie de l’Union européenne, écologie politique – l’autre nom de la décroissance – relocalisation et dénonciation des faux-semblants.

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Recherche socialisme désespérément

Entretien accordé pour le site de la revue Limite dans la cadre de la sortie de La revue du Comptoir, publié le 26 octobre 2016

Nos amis du blog Le Comptoir sortent leur premier numéro papier baptisé « Recherche socialisme désespérément » – un numéro de 119 pages où l’on découvre un travail éditorial et graphique d’une grande qualité. Ces jeunes pousses révolutionnaires sont restées fidèles aux idées qu’elles développent depuis deux ans sur internet, en mêlant analyse, reportage et grands entretiens. Entretien avec Kévin Victoire, co-fondateur du blog Le Comptoir et collaborateur de Limite.

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Antonin Pottier : « Les économistes empêchent l’action contre le changement climatique »

Entretien publié le 4 novembre 2016 sur Le Comptoir

Antonin Pottier est normalien et chercheur au Cerna, le Centre d’économie industrielle de l’École des Mines de Paris. Ses travaux portent sur les aspects socio-économiques du changement climatique et sur l’intégration de l’environnement dans la discipline économique. Il vient de publier « Comment les économises réchauffent la planète » chez Seuil, où il montre pourquoi le discours économique dominant rend difficile la lutte contre le réchauffement climatique.

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Philippe Vion-Dury : « Le vrai visage de la Silicon Valley, c’est celui du capitalisme prédateur »

Entretien publié le 28 octobre 2016 sur Le Comptoir

Phillipe Vion-Dury est journaliste, spécialiste des questions de société, des nouveaux modèles économiques et des technologies. Il vient de sortir aux éditions Fyp son premier essai intitulé « La nouvelle servitude volontaire ». Il y analyse la nouvelle société numérique qui est en train d’être érigée par les startups de la Silicon Valley, en Californie.

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Thomas Porcher et Frédéric Farah : « Emmanuel Macron défend tous les préjugés possibles »

Entretien publié initialement le 14 octobre 2016 sur Le Comptoir

Thomas Porcher est membre des Économistes atterrés. Frédéric Farah est chargé de cours à l’Université Paris III. Ils viennent de sortir ensemble leur deuxième livre, “Introduction inquiète à la Macron-économie” (Les petits matins). Dans cet ouvrage, ils déconstruisent méthodiquement le discours du très médiatique ex-ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique.

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La Revue du Comptoir, le premier numéro : « Portons un toast à la révolution ! »

Nous sommes extrêmement heureux de vous annoncer la sortie du premier numéro de La Revue du Comptoir ! On vous y propose des hors-d’œuvres sociétaux, un plat principal « Cherche socialisme désespérément » et des desserts culturels. Pour votre plaisir et le nôtre, on a bu des coups avec Pièces & Main d’Œuvre, Samuel Hayat et François Jarrige.

Vous pouvez le commander dès à présent en cliquant ici. Le règlement est possible par chèque ou par virement bancaire. Pour les camarades devant recevoir un exemplaire pour leur aide via le financement participatif du printemps dernier, pas d’inquiétude ni besoin de commander, nous commençons les envois ce mercredi.

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Les revues seront également disponibles sous peu dans plusieurs librairies de Paris et ses environs mais aussi Bordeaux, Bruxelles, La Rochelle, Lyon, Rennes et Saint-Étienne ! La liste sera progressivement mise à jour.

Sans votre aide La Revue du Comptoir n’aurait pas vu le jour. Les serveurs du Comptoir remercient chaleureusement les contributeurs au financement participatif d’avoir permis de porter ce « toast à la révolution » : Théo Abarrategui, Bachar Abou Saleh, Bernard Aïdée, Colin Alberto, Lucie Alex, Colette Alves, Gérald Andrieu, Jean Aubertin, Arthur Auderset, Charlotte Bahuon, Assia Barge, Alexandre Barthel, Sidjy Batista, Jonathan Baudouin, Michel Béatrix, Corentin Becrit, Florence Beghi, Samuel Belin, Aurélien Bernier, Hugo Berthelot, Gaultier Bès, Émilie Besserve, Rachel Binhas, Sébastien Bonetti, Nicolas Bonhomme, Simon Botteau, Thomas Bourdier, Fabrice Bourgis, Imad Bousaid, Christine Bouyssou, Victorien Bruneau, Clara Burel, Elias Burgel, Pascal Buzaré, Elodie Carcolse, Julien Cassefieres, Hugo Cervantès, Quentin Chaillé, Philippe Chapdelaine, Christelle Chapel-Prudhomme, Benoit Charruyer, Antoine Chenaf, Aline Chevauché, Yann Cobigo, Marc Cohen, Alain Collonge, Ségolène Couturier, Roland D’Argy, Joseph d’Halluin, Benoit de Malartic, Gaëtan Dehaëne, Coralie Delaume, Guillaume Deruette, Martin Dethier, Adiaratou Diarrassouba, Vincent Dognon, Fanny Doumayrou, Hippolyte Doyen, Alexis Dufumier, Sébastien Faggion, Benjamin Fayet, Amandine Frenel, Paul Gandy, Guillaume Gau-Corbière, Alexandre Gauliez, Laetitia Gautheron, Catherine Gilbert, Jules Girard, Aloïs Girardin, Matthieu Giroux, Johnny Gislard, Xavier Godon, Grégoire Goessens, Laurent Goetz, Bernard Goudeneche, Anaïs Grzesik, Alexis Guerit, Sandrine Guermeur, Claude Guignard, Charlotte Guinet, Alexandra Hachem, Thierry Hergniot, Samuel Heyndrickx, Nicolas Jamgotchian, Christine Jeanson, Marie Jeanson, Khalid Jebbari, Florian Jouvenet, Matthieu Jublin, Achille Karangwa, Hodaifa Khald, Guillaume Krystlik, Paul Lacrampe, Cyrille Lacroix, Fabien Lafont, Jérôme Lagae, Benjamin Lair, Lexane Laplace, Julia Larsonneur, Adrien Laurent, Mathieu Le Breton, Nicolas Le Guen, Eliette Le Messager, Gwendal Le Moulec, Jacques Le Pévédic, Alex Le Saint, Bérenger Lecomte, Edouard Leconte, Raphaël Lefèvre, Yann Legouis, Thomas Lemahieu, Thomas Lemaire, Florian Lepage, Claudia Lérin-Falliero, Pierre Liotard, Aurélie Loire, Antoine Louvard, Adrien Maillard, Alain-Pierre Manine, Jean-Louis Marin-Lamellet, Chelsea Marie, Antoine Martin, Benjamin Masse-Stamberger, Freddy Masson, Clara Masson, Alain Métafiot, Franck Métafiot, Aline Métafiot, Adrien Métafiot, Chantal Meyroux, Agnès Meyroux, Othmane Mheni, Olivier Milan, Jean-Jacques Milan, Françoise Monnin, Clément Montagnat-Rentier, Pauline Morault, Paul Moutard-Martin, Shathil Nawaf Jassim, Maja Neskovic, Sandrine Nivelle, Erwan Noël, Rémi Noyon, Marie Ollé, Magalie Olliet, Maël Omnès, Alessandro Palomba, Sylvain Pasini, Jacques Pelissier, Estéban Piard, Alice Picard, Théo Polus, Ludovic Porché, Laura Portais, Jean-Yves Pranchère, Marine Primet, Anir Radid, Flavien Ramonet, Guillaume Renouard, Jérémy Richard, Thomas Rigaud, Valentin Robillard, Sarah Robillard, Sophie Robles, Jérémy Rodriguez, Camille Roffay, Francine et Alain Roland, Lucile Roland, Célestine Roland, Cécile Rousseau, Élise et Guilem Roux, Pierre Salmon, Marc Scherer, Thibault Scohier, Nicolas Signat, Romain Simon, Lilia Smati, Hinda Sobaihi, Olivier Starquit, Gabriel Szakacs, Anthony Taponat, Mila Thomas, Luc Toupense, Solveig Traube, Fabrizio Tribuzio-Bugatti, Corentin Tual, Guillaume Verbiguié, Robin Verner, Boris Vigneault, Philippe Vion-Dury.

Un immense merci aux éditions L’échappée et le Pas de côté pour leur soutien.

Kevin Victoire : « En finir avec le capitalisme et remettre l’humain et ses besoins effectifs au cœur de la société »

Entretien accordé au magazine en ligne Aleteia

Aleteia : D’où vient le besoin d’accumuler si caractéristique de notre société ?
Kevin Victoire : Le « besoin d’accumuler » a été très longtemps condamné par toutes les sociétés. Dans la Grèce antique, l’hybris – c’est-à-dire la démesure – constituait un crime. C’est l’opposition à cet hybris, par la tempérance ou la « juste mesure » d’Aristote, qui fonde l’éthique grecque. L’accumulation de richesse, qu’Aristote nomme la « chrématistique », est alors condamnée moralement. Le mythe du roi Midas, qui acquiert auprès du dieu Dionysos la faculté de transformer tout ce qu’il touche en or, au point de devenir incapable de manger et de boire, illustre très bien ce propos.

L’accumulation sans fin des richesses est également dénoncée dans la tradition judéo-chrétienne. « Malheur à ceux qui ajoutent maison à maison, et qui joignent champ à champ, Jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’espace, Et qu’ils habitent seuls au milieu du pays ! » explique le prophète Isaïe (5, 8). C’est évidemment encore plus clair dans le Nouveau testament où l’accumulation excessive de biens matériels est toujours opposée à l’élévation spirituelle : « Nul ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un, et aimera l’autre; ou il s’attachera à l’un, et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mamon » (Matthieu 6, 4) ; « Et que sert-il à un homme de gagner tout le monde, s’il perd son âme ? » (Marc 8, 36), etc.

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