Steve Keen et Gaël Giraud : « L’économie est semblable à l’astronomie d’avant Copernic »

Article publié initialement le 28 novembre 2014 dans l’Humanité

Dans « l’Imposture économique » (éditions de l’Atelier), ouvrage préfacé par Gaël Giraud, l’australien 
Steve Keen démolit tous les postulats de l’école conventionnelle néoclassique. Ces deux, économistes hétérodoxes, nous aident à repenser les enjeux modernes en partant d’une dialectique marxienne, tout en cherchant les outils d’une véritable révolution.

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Repenser le socialisme avec Gramsci

Texte publié initialement le 18 novembre sur Ballast

« Ce qui advient, n’advient pas tant parce que quelques-uns veulent que cela advienne, que parce que la masse des hommes abdique sa volonté, laisse faire », écrivait en février 1917 le penseur Antonio Gramsci. On aurait tort, nous explique l’auteur du présent article, de négliger cette figure essentielle du marxisme de la première moitié du XXsiècle — aucun grand courant contemporain, pourtant, ne se revendique du co-fondateur du Parti communiste italien. Benito Mussolini aurait lancé : « Nous devons empêcher ce cerveau de fonctionner pendant vingt ans ». L’oracle fit fausse route : jamais Gramsci ne fut plus productif qu’entre les quatre murs entre lesquels le fascisme le maintint… À l’heure où Manuel Valls tempête contre le « passéisme » d’un socialisme qu’il entend bien abandonner au profit d’une « gauche » qui aurait enfin l’audace d’être, avec les succès que l’on sait, « pragmatique, réformiste et républicaine », n’aurait-on pas quelque intérêt à rouvrir un peu les vieux tiroirs ? 

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Nicolas Jounin : « La lutte pour les droits civiques et la lutte de classes se poursuivent »

Entretien publié initialement le 17 novembre sur Le Comptoir

Nicolas Jounin est un enseignant-chercheur en sociologie. Il est maître de conférences à l’Université de Paris VIII Vincennes-Saint-Denis. Il vient de sortir « Voyage de classes », livre retraçant une expérience originale qu’il a réalisée avec ses élèves de licence. Durant trois ans, il a fait enquêter ces jeunes, souvent issus des quartiers populaires de banlieue, sur le VIIIe arrondissement de Paris, qui concentre pouvoir politique, économique et culturel.

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Thomas Porcher et Frédéric Farah : « Le libre-échange a une patrie : l’Europe »

Entretien publié initialement le 13 novembre 2014 sur Le Comptoir

Thomas Porcher et Frédéric Farah sont tous deux économistes. Ils viennent de publier ensemble l’ouvrage « Tafta : l’accord du plus fort » (aux éditions Max Milo), dans lequel ils dénoncent le danger représenté par l’accord de libre-échange (Trans-Atlantic Free Trade Area) négocié en toute opacité par la Commission européenne et les États-Unis et dont les négociations devraient prendre fin cet automne. Nous avons souhaité les interroger exclusivement sur ce sujet. 

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Aurélien Bernier : « Les classes populaires se sentent profondément trahies par la gauche »

Entretien initialement publié initialement sur Le Comptoir le 10 novembre 2014 et co-réalisée avec Aurélien Beleau, Noé Roland & Galaad Wilgos

Aurélien Bernier est un essayiste et militant politique proche de la gauche radicale. Ancien membre du conseil d’administration d’Attac et du M’Pep, sa réflexion s’articule principalement autour de l’écologie — dont la décroissance —, le souverainisme et l’internationalisme. Il est notamment l’auteur de « Désobéissons à l’Union européenne ! » (éditions Mille et une nuits), « Comment la mondialisation a tué l’écologie » (idem) et « La gauche radicale et ses tabous : pourquoi le Front de gauche échoue face au Front national » (édition Seuil). Nous avons souhaité discuter avec lui de plusieurs sujets au cœur du débat politique : l’Union européenne, la souveraineté, l’écologie et la décroissance.

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Denis Collin : « La forme achevée de la république est la république sociale »

Entretien initialement publié sur Le Comptoir le 3 novembre 2014 et co-réalisé avec Galaad Wilgos

 Denis Collin est un philosophe spécialiste de la pensée de Karl Marx — quoique refusant le qualificatif de « marxiste » —, mais également de Machiavel et Spinoza. Penseur de la lutte de classes, il tente de concilier les traditions socialiste et républicaine. Il co-anime par ailleurs le site d’information politique La Sociale.

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Mariam Sankara : « L’idéal de Thomas Sankara est plus que jamais vivant dans le cœur des Burkinabè »

Article publié initialement sur Le Comptoir le 31 octobre 2014

Le « pays des hommes intègres » n’avait pas connu pareille agitation politique depuis le 4 août 1983. Ce jour-là, au terme d’une révolution à la fois militaire et civile, Thomas Sankara et son compagnon le plus fidèle, Blaise Compaoré, prenaient la tête de ce qui s’appelait encore la Haute-Volta. S’ouvre alors une période pleine de promesses qui s’arrête brutalement, le 15 octobre 1987. À cette date, Sankara trouve la mort, trahi par Compaoré, qui prend le pouvoir et en profite pour mettre en place un des pires régimes du continent africain (sous bienveillance française). Mais après vingt-sept ans de règne, les choses se retournent enfin contre le dictateur. Car jeudi 30 octobre, le Burkina s’est insurgé contre le régime : l’armée a annoncé elle-même la dissolution de l’Assemblée nationale et la mise en place d’un gouvernement de transition, plaçant Blaise Compaoré devant le fait accompli. Le président, qui a promis à la population qu’il ne chercherait pas à se représenter aux futures présidentielles, a dénoncé « une confusion générale au sommet de l’État ».
Nous avons souhaité reproduire ici une interview de Mariam Sankara, la veuve de Thomas, datant de 2007, à son retour au Burkina Faso et dix ans après avoir porté plainte pour l’assassinat de son mari. Elle exprime notamment son envie de voir enfin la vérité éclater sur les conditions du meurtre de son défunt mari.

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