Archives du mot-clé Mai 68

Pierre Rosanvallon, le vaisseau fantôme de la gauche libérale

Article initialement publié dans Marianne le 21 septembre 2018

Dans l’histoire de la gauche que publie Pierre Rosanvallon, de rares autocritiques masquent le refus de revenir sur les échecs et les renoncements de cette gauche qui a choisi d’accepter le primat de l’économie dérégulée.

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Mexico 68 : Des Jeux olympiques très politisés

iArticle initialement publié le 27 juillet 2018 sur Le Média

L’image est aujourd’hui célèbre : sur le podium, deux athlètes noirs américains le poing levé, en référence au Black Panther Party. Elle intervient dans un contexte politique très particulier.

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Geneviève Fraisse : « Il n’y a pas de féminisme en Mai 68 »

Entretien initialement publié le 9 mai 2018 sur Le Comptoir

Presque tout le monde le sait maintenant : le mouvement étudiant de Mai 68 a en grande partie démarré pour une histoire de mœurs. Dès 1967, les étudiants de la jeune Université de Nanterre — dont un certain Daniel Cohn-Bendit — réclament le droit d’accéder aux dortoirs féminins. De fait, Mai 68 est autant une révolte sociale qu’un moment de libération sociétale et sexuelle. Très vite apparaissent les première réunions féministes non-mixtes et le Mouvement de libération des femmes (MLF), dont fait entre autre partie Antoinette Fouque. Cette séquence débouche sur des avancées sérieuses pour les femmes, dont la loi Veil de 1975, qui dépénalise l’avortement. Mai 68 serait donc à l’origine d’un nouveau féminisme ? Pas sûr, nous avertit Geneviève Fraisse, toujours prête à combattre les schémas de pensée trop simplistes.

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Mai 68 : histoire d’une grande grève générale

Article initialement publié le 27 avril 2018 sur Le Média presse

Nous l’oublions souvent, mais Mai 68 ce n’est pas qu’une révolte étudiante libertaire. C’est aussi le plus grand mouvement social français du XXe siècle, et il mérite qu’on s’y attarde à ce titre.

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Le « scandale de Strasbourg » : l’origine trop méconnue de Mai 68

Article initialement publié le 27 mars 2018 sur Le Média presse

Pour la majorité des commentateurs, quel que soit leurs bords politiques, Mai 68 est lancé par une affaire de mœurs étudiantes. C’est trop vite occulter le « scandale de Strasbourg » en 1966 et la critique radicale du capitalisme qu’il portait.

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Marion Messina : « Je ne peux pas écrire une superbe histoire d’amour alors que tout s’effondre »

Entretien initialement publié le 22 février 2018 sur Le Comptoir

« J’avais vingt ans. Je ne laisserai personne dire que c’est le plus bel âge de la vie. » Cette célèbre citation de Paul Nizan dans « Aden Arabie » pourrait illustrer à la perfection « Faux départ », le premier roman de Marion Messina. Elle y raconte l’histoire d’Aurélie, brillante lycéenne, issue de la classe ouvrière, qui croit en la méritocratie, mais qui va vite déchanter en entrant dans le supérieur. En plus de subir la précarité et le mépris de classe, cette enfant de la banlieue grenobloise, perdue entre « les Jérémie, Yoann, Julie, Audrey, Aurélie, Benjamin, Émilie, Élodie, Thomas, Kévin, Charlotte, Jérémy ou Yohann […] pas détestables, mais nullement intéressants », va aussi devoir affronter la solitude, dans une société qui ignore toute forme d’attachement durable. Si on en sait très peu sur Marion Messina, il semble que cette « banlieusarde sans accent, […] élevée par des ouvriers bibliophiles » et ne croyant plus en la méritocratie, ait beaucoup en commun avec son héroïne. Nous avons rencontré l’Iséroise afin de discuter de son roman, de littérature, mais aussi de précarité, de la France périphérique, de lutte de classes et de l’atomisation de notre société…

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Nuit debout : ne soyons pas la farce de Mai-1968 !

Article publié le 11 mai 2016 sur Le Comptoir

Questionné par nos soins lors de la première Nuit debout du 31 mars, l’économiste et philosophe Frédéric Lordon relevait qu’un lien semblait unir la jeunesse qui se mobilise contre la loi El Khomri et celle qui s’est insurgée en Mai-1968. Les similitudes sont telles que le marxo-spinoziste explique : « C’est comme si à presque cinquante ans de distance, des générations se parlaient. » Ce parallèle mérite d’être analysé, surtout si nous voulons que Nuit debout ne réitère pas les erreurs de son aîné.

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