Archives du mot-clé Noam Chomsky

Aude Lancelin : « La déliquescence morale et intellectuelle du journalisme est très préoccupante »

Entretien initialement publié le 6 avril 2018 sur Le Comptoir

Agrégée de philosophie, Aude Lancelin est journaliste spécialisée dans le domaine des idées et de la culture depuis presque vingt ans. Elle a été directrice adjointe de la rédaction de « Marianne », puis de « L’Obs ». En 2016, elle est brutalement licenciée de ce dernier magazine. Une mésaventure qu’elle raconte dans « Le Monde libre » (Les Liens qui libèrent), pamphlet contre la dérive capitaliste d’un média social-démocrate, qui obtient le prix Renaudot de l’essai 2016. Début 2018, elle publie, à nouveau aux Liens qui libèrent,  « La Pensée en otage ». Elle y analyse la crise de la presse en déconstruisant sept grandes idées reçues. Depuis le 15 janvier, elle travaille pour Le Média, web TV indépendante fondée par Sophia Chikirou, Gérard Miller et Henri Poulain, tous trois proches de La France insoumise*. Nous l’avons rencontrée afin de discuter de la presse et du Média, sous le feu de la critique depuis son lancement.

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Renaud Garcia : « La démocratie représentative est une faillite totale »

Interview publiée le 11 novembre 2015 sur Le Comptoir

Renaud Garcia enseigne la philosophie dans un lycée. Spécialiste de Christopher Lasch, Pierre Kropotkine et Léon Tolstoï [i], ses recherches portent sur l’anarchisme, la critique sociale et la décroissance. Il a publié récemment Le désert de la critique – déconstruction et politique (L’Échappée) dans lequel il analyse les effets politiques à gauche et à l’extrême gauche de la pensée déconstructiviste (Jacques Derrida, Michel Foucault, Gilles Deleuze, Judith Butler, etc.) d’un point de vue socialiste et libertaire. Nous avons souhaité nous entretenir avec lui sur cet ouvrage, ainsi que sur les voies à envisager pour ceux qui espèrent sincèrement sortir du capitalisme, afin d’emprunter le chemin de l’émancipation sociale.

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Orwell et le socialisme des gens ordinaires

Texte publié initialement le 19 janvier sur Le Comptoir

Il y a presque soixante-cinq ans décédait Eric Arthur Blair, plus connu sous le pseudonyme de George Orwell. Alors qu’il a été probablement le plus grand écrivain politique du XXe siècle, l’Anglais reste encore très mal connu, prisonnier de ses deux chefs-d’œuvre : « La Ferme des animaux » (« Animal Farm », 1945) et surtout « 1984 » (1949). Nous avons décidé pour l’occasion de revenir sur la pensée politique de cet « homme presque génial », pour reprendre les mots de son plus grand biographe, Bernard Crick[i].

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