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Kevin Boucaud-Victoire: “Être radical, c’est prendre les problèmes à la racine.”

Entretien paru initialement le 2 octobre 2017 sur Atterrissage

Kevin est économiste de formation, journaliste et essayiste. En 2014, avec d’autres contributeurs issus de la gauche radicale, il a co-fondé “Le comptoir”, une revue socialiste et décroissante.

Très investi dans la politique et proche de la France Insoumise, j’ai souhaité le rencontrer pour connaitre sa vision de l’avenir et notamment la place que pouvaient y occuper ses idées.

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Jean-Claude Guillebaud : « La foi est un cheminement et un approfondissement critique »

En une : ULF ANDERSEN I Aurimages

Interview publiée initialement le 27 septembre 2017 sur Aleteia

Dans son dernier essai, « La foi qui reste » (éditions L’iconoclaste), Jean-Claude Guillebaud met en garde les chrétiens face aux dangers qui les guettent, tout en rendant un vibrant hommage au message évangélique. Rencontre.

Journaliste, essayiste et éditeur, Jean-Claude Guillebaud a publié en 2007 Comment je suis redevenu chrétien. Dix ans après, le chroniqueur de La Vie fait le bilan dans La foi qui reste (éditions L’iconoclaste). Avec le père de l’Église Augustin d’Hippone, l’écrivain Georges Bernanos et le sociologue et théologien protestant Jacques Ellul, dont il fut l’élève, l’écrivain réfléchit à ce que signifie être chrétien aujourd’hui. Défenseur du pape François, Jean-Claude Guillebaud perçoit deux dangers pour le christianisme aujourd’hui : la défiance grandissante à l’égard du religieux et la « médiocrité des chrétiens », tentés par le repli identitaire. L’essayiste plaide pour l’engagement citoyen des chrétiens, l’ouverture et pour la transmission aux jeunes génération.

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Non au culte du nouveau

Une de Marc CHAUMEIL

Texte publié initialement dans L’Express le 6 septembre 2017 dans le dossier « Conservatisme/progressisme: les intellos cherchent leur camp… »

Pour l’écrivain catholique G. K. Chesterton, « l’affaire des progressistes est de faire des erreurs ; celle des conservateurs est d’empêcher les erreurs d’être corrigées. » A titre personnel, je préférerais que les erreurs soient corrigées, donc j’éprouve bien du mal à me situer dans l’un ou l’autre des deux camps.

Né au XVIIIème siècle, le progressisme consacre la croyance dans le perfectionnement globale et linéaire de l’humanité. L’augmentation du savoir, notamment scientifique, doit entraîner avec elle le progrès technique, qui permet un accroissement des richesses – rebaptisé « croissance économique » – ainsi qu’une amélioration morale et sociale. N’ayant pas tenu sa promesse de nous mener au meilleur des mondes possible – sans parler des effets néfastes de la croissance sur l’environnement –, le progressisme s’est mué en éloge naïf de toute nouveauté, avec une condamnation de tout ce qui nous vient du passé. Or, il me paraît évident que dans l’héritage plurimillénaire des sociétés humaines, il existe un certain nombre d’acquis essentiels à préserver.

A l’inverse, le conservatisme s’apparente souvent à un statu quo, qui s’accommode des injustices et des privilèges d’une minorité. Or, il m’apparaît tout aussi évident qu’un certain nombre de choses ne vont pas et doivent impérativement être radicalement changées. Je rejoins donc le père de l’anarchisme, Pierre-Joseph Proudhon, qui écrivait : « Qui dit donc révolution dit nécessairement progrès, dit par là même conservation. »

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Pour voir des photos de moi

Falk Van Gaver : « Le christianisme est incompatible avec le capitalisme et le système-argent »

Entretien publié initialement le 11 septembre 2017 sur Le Comptoir

Journaliste et essayiste, Falk Van Gaver est un des premiers et des principaux promoteurs de l’écologie intégrale en France. Directeur de la revue politico-culturelle d’inspiration bernanosienne « Immédiatement » au début des années 2000, il a publié une dizaine d’essais, parmi lesquels « Anarchrist : Une histoire de l’anarchisme chrétien », avec l’écrivain Jacques de Guillebon, et « L’écologie selon Jésus-Christ ». Dans son dernier ouvrage, « Christianisme contre capitalisme : L’économie selon Jésus-Christ », publié aux éditions du Cerf, il prolonge la réflexion sur l’opposition entre l’enseignement du Nouveau Testament et les logiques d’enrichissement et d’accumulation. Selon lui, l’esprit des Évangiles et des Épîtres impose, sans ambiguïté, la sobriété matérielle et la solidarité, ainsi que le rejet de l’argent.

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Ce que contient le livre d’entretiens du pape François et dont personne ne parle

Une : © ServizioFotograficoOR/CPP/CIRIC

Article publié initialement sur Aleteia le 8 septembre 2017

« Dieu argent », morale, miséricorde, dialogue inter-religieux… le livre d’entretiens du souverain pontife avec Dominique Wolton recèle de nombreux développements sur des sujets ignorés par les médias.

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Pierre Madelin : « L’écologie politique s’affirme comme une réflexion critique de la modernité »

Entretien publié initialement le 4 septembre 2017 sur Le Comptoir

Philosophe de formation, traducteur, Pierre Madelin vit depuis 2012 dans l’État mexicain du Chiapas, où le mouvement zapatiste est actif depuis 1994. Celui qui a intégré la rédaction du Comptoir depuis quelques mois est également l’auteur d’un brillant essai, « Après le capitalisme : Essai d’écologie politique », publié chez Écosociété. Dans cet ouvrage, salué par nos camarades de « La Décroissance » en mai dernier, Pierre Madelin analyse le capitalisme, ses effets néfastes sur l’environnement et tente de tracer une voie de sortie décroissante, radicale et libertaire. Un essai que devraient se procurer tous ceux qui s’intéressent sincèrement à l’écologie politique, mais dont ne parleront jamais les grands médias, trop occupés à promouvoir le “capitalisme vert”, le “développement durable” et autres bêtises néolibérales. Nous avons décidé de réparer partiellement cette injustice avec un entretien-fleuve sur son dernier livre.

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