Archives du mot-clé Simone Weil

Cédric Biagini : « La décroissance est aussi une sensibilité au monde »

Entretien publié initialement sur Le Comptoir le 5 juin 2017

Ancien militant du collectif Offensive libertaire et sociale (OLS), Cédric Biagini a fondé en 2005, avec Guillaume Carnino L’échappée, maison d’édition libertaire, qui se distingue notamment par ses écrit technocritiques. Il est d’ailleurs l’auteur de « L’Emprise numérique : Comment Internet et les nouvelles technologies ont colonisé nos vies ». Il chronique régulièrement dans le mensuel d’écologie radicale « La Décroissance ». Biagini vient de coordonner avec Pierre Thiesset (Le Pas de côté) et David Murray (Écosociété) la publication de « Aux origines de la décroissance : cinquante penseurs », un ouvrage présentant les auteurs ayant inspiré l’écologie radicale, et qui regroupe des contributions de plusieurs intellectuels (Aurélien Bernier, Jean-Claude Michéa, François Jarrige, Vincent Cheynet, Patrick Marcolini, Thierry Paquot, Mohamed Taleb, Renaud Garcia, etc.).

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Geneviève Azam : « Pour Simone Weil, il est illusoire de tenter de s’affranchir du travail »

Interview publiée le 14 février 2017 sur le Comptoir

Geneviève Azam est maître de conférences en économie, chercheuse à l’Université de Toulouse II et militante altermondialiste au sein de l’Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne (Attac). Elle vient de publier « Simone Weil ou l’expérience de la nécessité » avec la philosophe Françoise Valon dans la collection Les précurseurs de la décroissance, dirigée par Serge Latouche au Passager clandestin. Nous avons décidé de l’interviewer à l’occasion des 108 ans de la naissance de Simone Weil.

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Le Comptoir : socialistes et décroissants mais pas conservateurs

Article publié le 16 janvier 2017 avec Galaad Wilgos sur le site Le Comptoir

« Le Monde » a décidé de réaliser, le 11 janvier dernier, une enquête sur plusieurs jeunes revues dont Le Comptoir, mais également nos confrères de Philitt, Limite, Accattone ou encore de Raskar Kapac, rattachant de manière erronée tout ce beau monde à Jean-Claude Michéa. Il nous apparaît alors évident qu’elle crée de la confusion sur la pensée du philosophe montpelliérain, mais également sur les lignes éditoriales des différentes revues répertoriées, à commencer par la nôtre. Nous tenons à clarifier notre position.

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Pour survivre, la gauche devrait-elle abandonner le progrès?

Article publié initialement sur Slate.fr le 21 juillet 2016

La gauche reste accrochée au progrès. Mais le progrès qu’elle plébiscite est celui de la technologie et des machines, le tout au service des élites. C’est en tout cas ce que tentent de prouver les deux livres à contre-courant «Le Progrès sans le peuple» et «Le Progrès m’a tuer».

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Grand entretien de Pierre Thiesset

Entretien publié initialement en deux parties sur le Comptoir le 27 juin 2016 et le 29 juin 2016

Journaliste à “La Décroissance”, Pierre Thiesset a également cofondé les éditions Le Pas de côté, qui viennent de publier avec L’échappéeLe Progrès m’a tuer. Leur écologie et la nôtre.” Cet ouvrage collectif regroupe les textes d’une quarantaine d’auteurs, dont Aurélien Bernier, Marie-Jo Bonnet, Jean-Claude Michéa, François Jarrige, Cédric Biagini, Dany-Robert Dufour, Agnès Sinaï, Vincent Cheynet, Serge Latouche et Mohammed Taleb. Nous avons souhaité nous entretenir avec Pierre Thiesset pour en savoir plus sur ce recueil, mais également sur la critique du Progrès qu’il porte, ainsi que sur la décroissance comme projet politique. Compte-tenu de la densité de ses réponses, nous avons décidé de publier cet entretien en deux parties. 

Marcel Gauchet : « Le non-conformisme est globalement passé du côté conservateur »

Entretien publié initialement le 14 octobre 2015 sur Le Comptoir

Philosophe et historien, directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), le rédacteur en chef de la revue “Le Débat est un intellectuel complexe. Penseur de gauche, héritier du libéral Raymond Aron, critique du marxisme, ainsi que de Pierre Bourdieu et de Michel Foucault – idoles de la gauche contemporaine –, Marcel Gauchet ne peut pas faire l’unanimité. Radicalement anticapitalistes, au Comptoir, nous ne nous retrouvons pas dans le réformisme du philosophe. Pourtant, nous considérons que le père de l’expression « fracture sociale » fait partie des intellectuels qui aident à mieux comprendre notre époque, notamment grâce à l’analyse de la modernité développée dans “Le Désenchantement du monde. Une histoire politique de la religion” (Gallimard, 1985). Nous avons mis de côté nos divergences pour discuter avec lui de sujets aussi vastes que la démocratie représentative, la modernité, les droits de l’Homme, ou encore le libéralisme.

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Bakary Sakho : « L’être humain a besoin de garder contact avec ses racines »

Entretien publié le 9 octobre 2015 sur Le Comptoir

En pleine crise du livre, certains courageux osent quand même se lancer dans l’édition. En ce début octobre, le dernier né de la profession, Faces Cachées, publie son premier ouvrage intitulé « Je suis ». Loin de réaliser une autobiographie, l’auteur, Bakary Sakho, essaie de parler des cités quelques dix années après les fameuses émeutes de 2005, à travers son identité de noir, musulman, français et son expérience de militant associatif dans les quartiers populaires du 19earrondissement de Paris. C’est sur son lieu de travail – une loge de gardien dans un immeuble près du métro Crimée, ligne 7 – qu’il nous reçoit, afin de discuter de son livre, et plus largement des “quartiers”. Un entretien qui se déroule dans une ambiance conviviale, entrecoupé d’interventions des habitants de l’immeuble, où le tutoiement s’impose de lui-même, dès les premières secondes de l’échange.

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